Gallargues-le-Montueux

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Histoire

Perché sur sa colline, le charmant village de Gallargues le Montueux doit l’origine de son nom à la période gallo-romaine. Les archives sont rares, mais de vieux documents comme le Cartulaire de Nîmes de 1007 mentionnent la présence d’une “villa galacianicus” (villa dans le sens d’une petite communauté d’habitants). Le suffixe - argues signifie en latin “la propriété ou le mas” appartenant à untel. Les textes racontent qu’en 1027 un certain Sieur Rostaing aurait fait don de la villa Galacianicus à sa fille Bonafusse afin d’y établir un monastére de femmes. Quand à Galacianicus, certain disent qu’il s’agirait d’un chef romain propriétaire des lieux. On n’en sait pas plus.

Le nom définitif de Gallargues apparaît au XIIIe siécle et l’on peut lire alors “ castrum de Galargues”, ce qui veut dire qu’un petit bourg s’est regroupé autour du château féodal à cette époque. Par la suite le village prendra un 2e nom.. On l’appellera aussi le Grand Gallargues, pour le différencier du Petit Galargues, dans l’Hérault. Quant au fait qu’il soit Montueux, on s’en rend vite compte en le grimpant.

La Petite histoire de Gallargues s’imbrique dans la Grande Histoire du Langue d’Oc, faite de guerres et de moments plus calmes. Il reste peu de traces de cette période mouvementée si ce n’est sur les murs des monuments religieux et dans la mémoire collective. L’amoureux des vieilles pierres peut d’ailleurs visiter le temple et l’église Saint-Martin qui a été récemment restaurée. Les fondations de l’église remontent au XIéme siècle et fut ravagée par plusieurs incendies lors des guerres de religion. Le temple a été construit sur les bases de l’ancien château du Seigneur de Rochemore, incendié à la Révolution. Quant à la Tour Royale, c’est tout ce qu’il reste des remparts du premier château fort, construit au XIIIe siécle dans le style d’Aigues-Mortes. On peut grimper jusqu’au sommet et profiter d’une vue splendide de toute la région.

Comme dans les autres vieux villages les habitants de Gallargues portent un surnom : “les mange-tripes”. Mais les anciens ne savent pas d’où nous vient ce sobriquet culinaire.

Aux portes de la Petite Camargue, Gallargues ne serait pas ce qu’il est sans les courses libres. Encierros, courses à la cocarde, jeux camarguais, abrivados et bandidos réunissent deux passions : celle du cheval et du taureau. Je vous recommande les ferrades de la belle saison, lorsqu’on marque les veaux. Lors de ces journées au prés et autour d’un bon verre vous découvrirez un métier, approcherez de prés les bêtes.

Ainsi l’existence de Gallargues est ancienne. Les pieds trempant dans le Vidourle ses terres sont fertiles, aux portes de la mer pas loin des Cévennes. Les raisins de ses vignobles en profitent, et nous le font savoir quand on les goûte. Le Chardonnay a reçu la médaille d’Or au concours des Vins de Pays du Gard en 2002 et 2003.

Mais pour se rendre vraiment compte de tout ça, une seule solution :


rendez-vous à Gallargues
le Montueux !

L’Indienne

Entre 1830 et 1855 se développa à Gallargues une petite industrie textile. Les toiles, tissées sur des métiers importés de Suisse, étaient décorées à l’aide de pochoirs dont les motifs étaient copiés sur ceux employés aux Indes. Il fallait frapper la toile à l’aide de pochoirs imbibés de couleurs à base de garance, puis rehausser au pinceau les vides laissés par les pochoirs.

Merci à Robert Faure et à Max Gourgas pour leur documentation